Syndrome prémenstruel : le changement d’humeur avant les règles, un mythe ?

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Il est possible de prendre un traitement pour soigner le trouble dysphorique prémenstruel, qui est parfois très perturbant pour les femmes et leur entourage.

Humeur changeante, irritabilité, anxiété, crises de larmes inexpliquées, le cortège de symptômes susceptibles d’annoncer l’arrivée de règles atteindrait près de neuf femmes sur dix à des degrés divers. Souvent banalisé ou considéré avec fatalité. À tort, car des traitements existent pour celles dont la qualité de vie est ainsi régulièrement altérée.
«Pour 15 à 20 % des femmes, les symptômes sont suffisamment sévères pour perturber le fonctionnement normal et répondre aux critères d’un syndrome prémenstruel».

Symptômes psychologiques

Ce sont donc bien les symptômes psychologiques qui sont au premier plan. «Le raffinement des critères diagnostiques permet de mieux distinguer ce problème des autres diagnostics psychiatriques et de choisir des traitements adaptés aux symptômes qui offrent un soulagement à la plupart des femmes».

Pour savoir si l’on souffre d’un TDPM, le timing est essentiel, aussi faut-il tenir un petit calendrier des symptômes et des règles. «Les symptômes doivent survenir durant la phase lutéale (de l’ovulation au début des règles, NDLR) et disparaître rapidement après le début des menstruations».
«D’autres pathologies comme la dépression ou l’anxiété peuvent s’aggraver pendant la phase lutéale, mais ils persistent pendant tout le cycle», ajoutaient-ils.

Le rôle des hormones

À l’évidence, les hormones jouent donc un rôle dans le TDPM, mais ce qui trouble les chercheurs c’est que les femmes qui en souffrent peuvent très bien en avoir des taux parfaitement normaux. il y a deux ans, que les femmes qui souffraient de symptômes prémenstruels étaient plus fréquemment celles qui présentaient aussi un syndrome inflammatoire.
Ce qui pourrait changer l’approche thérapeutique du TDPM. Aujourd’hui, le traitement de première intention repose sur les antidépresseurs de la famille des IRSS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) à dose plus faible que dans le traitement de la dépression, les thérapies cognitivo-comportementales, voire les traitements hormonaux. «Les anti-inflammatoires pourraient être utiles pour le traitement de ces symptômes».

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